Cartes sur table

Méthodologie

Tout ce qu’il faut savoir pour juger l’outil par toi-même, en langage simple : comment on calcule, d’où viennent les données, et ce que le quiz ne sait pas faire.

1. Ce que le quiz mesure (et ne mesure pas)

Le quiz compare tes réponses à des positions publiques de chaque candidat. Il ne prédit pas ton vote, ne te dit pas pour qui voter et ne juge aucun programme. Les positions peuvent être anciennes, partielles ou avoir évolué : lis toujours la source.

2. Le calcul de l’affinité

  • Tu réponds sur 5 niveaux : « Vraiment pas d’accord » (−2), « Pas d’accord » (−1), « Pas d’avis » (0), « D’accord » (+1), « Vraiment d’accord » (+2). Chaque position de candidat est notée sur la même échelle.
  • Pour chaque question, on calcule l’écart entre ta réponse et la position du candidat (de 0 à 4).
  • Après chaque thème, tu indiques son importance : ×1, ×2 ou ×3. L’écart d’une question compte autant de fois.
  • Affinité = 100 × (1 − somme des écarts pondérés ÷ somme des écarts maximaux possibles). 100 % veut dire « même réponse partout », 0 % « opposé sur tout ».
  • Les questions passées et celles où le candidat n’a pas de position documentée sont ignorées. On ne devine jamais. L’écran de résultats indique sur combien de questions chaque pourcentage est calculé.
  • Un pourcentage n’est affiché que si au moins 8 de tes réponses recoupent des positions du candidat (seulement 6 en mode rapide, où le résultat est un aperçu à affiner avec le mode complet).

Exemple : sur une question de poids ×2, tu réponds +2 et le candidat est à −1 ; l’écart est 3, pondéré 6 sur un maximum de 8. Ces 6 points s’ajoutent à ceux des autres questions avant la division finale.

3. Ton profil sur 4 axes

Chaque question peut compter pour un ou plusieurs axes (sinon elle ne compte que pour l’affinité). Dans chaque axe, la moitié des questions est formulée de façon que « d’accord » penche d’un côté, l’autre moitié de l’autre : répondre « d’accord » à tout te place donc au centre.

  • Économie : de « L’État protège et redistribue » à « Le marché et la liberté d’entreprendre ».
  • Société : de « Ouverture et libertés » à « Ordre et traditions ».
  • Europe : de « Plus d’Europe » à « La France décide seule ».
  • Écologie : de « Le climat d’abord » à « L’économie d’abord ».

Le titre de profil (« La Passerelle », « Le Funambule »…) est un nom imagé associé à ta position sur les deux premiers axes, avec une précision sur les deux autres. Il ne correspond à aucun parti.

4. D’où viennent les positions

Chaque position est tirée d’un document public daté, cité avec un court extrait : programme, discours, ou vote au Parlement. Chacune a un niveau de confiance : « haute » quand le texte dit explicitement la chose, « moyenne » quand elle en découle de près, ou que le document est ancien ou commun à plusieurs partis. Un script vérifie que chaque extrait existe bien dans la source citée (et que chaque vote correspond aux données officielles de l’Assemblée nationale).

  • Programmes 2027 : la plupart ne sont pas encore publiés. On s’appuie alors sur les documents les plus récents : conventions, brochures, discours de campagne, programme de 2024 ou de 2022. La date est toujours affichée.
  • Votes : seuls des votes sur des textes entiers dont l’objet correspond directement à la question sont retenus (jamais un amendement isolé). Pour un député candidat, c’est son vote personnel ; pour les autres, c’est la position majoritaire du groupe parlementaire de son parti, ce qui est indiqué.
  • Programme d’un parti ou d’une coalition : quand un candidat n’a pas encore publié son propre programme, on utilise celui de son parti ou de sa coalition, en le disant clairement dans la source et avec une confiance « moyenne ». C’est le cas du programme du Nouveau Front populaire (2024) pour trois candidats, et du Projet socialiste (juin 2026) pour les quatre candidats socialistes de la primaire : leurs positions y sont donc identiques, en attendant leurs programmes personnels.
  • Les agrégateurs et sites d’analyse tiers ne sont pas utilisés comme sources.

5. Quels candidats ?

La liste vient de sources publiques citées sur chaque fiche (presse nationale, Wikipédia), avec un statut : « déclaré », « en primaire » ou « pressenti » ; les personnes qui ont renoncé ou ont été écartées d’une primaire passent dans l’onglet « Anciens candidats », avec leur fiche. Elle change : deux primaires à gauche se tiennent en octobre 2026. Un candidat n’entre dans le calcul qu’à partir de 8 positions sourcées sur 130. Aujourd’hui, 21 candidats sur 30 y sont : Marine Le Pen, Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier, Fabien Roussel, Éric Zemmour, David Lisnard, Nicolas Dupont-Aignan, Florian Philippot, François Asselineau, Nathalie Arthaud, François Ruffin, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Ségolène Royal, Bernard Cazeneuve, Anasse Kazib, Juan Branco. Les autres apparaissent sur leur fiche avec la mention « positions en cours de documentation » ; cela ne dit rien de leurs idées.

Familles politiques. Pour filtrer la liste, chaque parti est rangé dans une famille (extrême gauche et gauche radicale, gauche et écologistes, centre, droite, souverainistes, extrême droite, autres). Ce classement est indicatif : il suit le positionnement habituel des partis dans la presse et sur Wikipédia, il est discutable, et il n’a aucun effet sur le quiz ni sur les résultats. Il est le même pour tous et visible dans data/parties.json.

État du programme. Chaque fiche porte une étiquette, calculée de la même façon pour tous à partir des sources des positions : « Programme publié » (documents récents, de 2025 ou après, propres au candidat ou à son parti, qui donnent au moins 20 positions sourcées sur au moins 8 thèmes), « Programme partiel » (documents récents mais moins complets, ou programme de son parti ou de sa coalition en attendant le sien) et « Pas de programme 2027 documenté » (documents d’avant 2025, moins de 8 positions, ou rien). Cela décrit ce que nous avons pu documenter, pas la qualité d’un programme : un programme peut exister sans être exploitable par ce site (par exemple parce qu’il est derrière une connexion, une visionneuse ou une protection anti-robot, que nous ne contournons pas). L’infobulle de l’étiquette donne la base exacte.

Limite importante : comme la documentation n’est pas la même pour tous (certains partis publient beaucoup, d’autres peu), les pourcentages ne reposent pas sur les mêmes questions pour chaque candidat. C’est pourquoi le nombre de questions comparées est toujours affiché.

6. Comment la neutralité est assurée

  • Les 130 questions réparties en 10 thèmes sont formulées sans orientation, une seule idée chacune, sans double négation.
  • À chaque partie, 2 (mode rapide) ou 5 (mode complet) questions par thème sont tirées au sort. Les questions que tu n’as pas encore vues passent d’abord, pour que tu ne retombes pas sur les mêmes ; cette mémoire reste sur ton appareil et ne contient aucune réponse. Le tirage évite que toutes les questions d’un thème « poussent » dans le même sens et, à égalité, favorise un peu celles que beaucoup de candidats documentent, pour que ton résultat compare plus de monde. Aucune question n’est jamais exclue.
  • Les questions où « d’accord » penche à gauche et celles où il penche à droite sont équilibrées, et un test automatique le vérifie à chaque modification.
  • L’ordre des candidats est aléatoire partout, sauf dans le classement de tes résultats et dans les sondages (où l’ordre est celui des chiffres).
  • Même gabarit pour tous : même portrait (photo sous licence libre, ou initiales quand il n’en existe pas), mêmes champs, même ton. Les partis sont désignés par leur sigle dans une pastille identique : aucun logo ni couleur de parti n’est affiché, pour que l’apparence d’un logo ne favorise personne.
  • Aucun lien affilié, aucun appel au vote, aucune publicité.

7. Actu et sondages

L’actu reprend uniquement le titre, la source, la date et le lien des articles de dix médias, mis à jour toutes les 30 minutes. Les filtres par candidat et thème reposent sur les mots du titre et peuvent se tromper. Pour les sondages, quand un institut teste plusieurs listes de candidats, on retient celle qui en teste le plus, puis on fait la moyenne par semaine ; voir la page dédiée : seuls des sondages publiés figurent, avec leur institut, leur commanditaire, leurs dates, leur échantillon et leur marge d’erreur.

Moyenne, variation et second tour

Le classement des sondages est la moyenne du dernier sondage de chaque institut (chaque institut compte une fois, pour qu’un institut qui publie souvent ne pèse pas plus), sur une fenêtre de 45 jours. La flèche compare à la même moyenne calculée 14 jours plus tôt ; « n.d. » signifie que le candidat n’était pas mesuré alors. Le « second tour probable » est une lecture mécanique : les deux premiers de cette moyenne. Les scores de second tour affichés sont uniquement ceux de duels réellement testés par un institut (avec la source) : un duel non testé n’a pas de score. Aucun de ces chiffres n’est une prévision.

Comparer, agenda et compte à rebours

La page Comparer met deux candidats côte à côte avec les positions et extraits déjà publiés sur leurs fiches ; une position absente est indiquée comme telle. « Proches » signifie un écart d’au plus un cran sur l’échelle à cinq niveaux. L’agenda ne contient que des rendez-vous annoncés par un parti, un candidat ou la presse nationale, chacun avec sa source. Le compte à rebours (J-n) est calculé dans ton navigateur à partir de la date du premier tour, arrêtée en Conseil des ministres et en attente du décret officiel. Ce site ne mène pas de sondage participatif : cela supposerait de collecter des réponses, ce que nous nous interdisons.

8. Corriger ou compléter

Toutes les données sont des fichiers JSON (questions, candidats, positions, sondages), modifiables sans toucher au code. Une erreur, une source plus récente ? Elle se corrige dans le fichier, puis un script de vérification contrôle les extraits. Voir à propos.